Nos archivistes ont retrouvé les Chronique de Glorfindel le Barde que nous livrons ici aux passionés d'histoire de la Terre du Milieu. Nous poursuivons les recherches pour connaitre la suite de ces aventure.
On raconte qu’en ces temps troublés, la Compagnie des Gardiens de Mirkwood s’était attachée les services du célèbre Uthred, fils de Uthred.
Après avoir traversé la forêt de Mirkwood, la Compagnie fit escale dans l’Auberge de l’Orient (l’orthographe est incertaine, certains membres de la Compagnie amateurs d’équidés de petites tailles prétendant que c’est l’auberge « de l’Or Hi Han »). La Compagnie dont Uthred était l’incarnation de la générosité décida de rentre service au maitre des lieux, un hobbit du nom de Doddy Brandebuc. Son frère, guidant une caravane, n’avait plus donné signes de vie. La Compagnie partit donc sur les traces du Hobbit perdu.
La Compagnie chemina vers le Sud, guidée par Waha, une proche de Uthred dont la beauté n’avait, dit-on, d’égal que l’habilité à l’arc. Le voyage jusqu’aux contreforts des Monts Brumeux se passa sans encombre, Waha trouvant les meilleurs chemins et Uthred trouvant les meilleurs campements. On raconte toutefois qu’un elfe de la Compagnie chargé de surveiller les parages fut passablement dépassé par les évènements et ne fut-ce l’expérience de Uthred et Waha, la Compagnie eu couru à sa perte.
Le premier incident sérieux eu lieu une nuit alors que la Compagnie faisait relâche dans les ruines d’une antique cité. Uthred confiera bien plus tard : « je fus éveillé au milieu de la nuit par des cris et des bruits de pas et de course. Sortant du sommeil, je fus stupéfait. L’une des elfes qui nous accompagnait fuyait à toutes jambes, sa cousine et l’un de ses congénères se débattaient avec leurs armures telles pucelles se préparant à son premier bal. Oddo, l’un de mes compagnons affrontait avec son épieux une créature venue de l’enfer : Une Ombre de la Mort. Il était plutôt valeureux mais ne semblait pas devoir avoir le dessus. Un peu plus loin, la douce Waha visait le monstre avec son grand arc. Sans prendre le temps de m’équiper je saisi mon épée et me jetai sur le monstre. Je le transperçais avec force mais malgré la brutalité et la précision du coup, il flancha mais continua de faire planer son ombre menaçante sur mes compagnons terrorisés. Alors que je m’apprêtais à recevoir son coup, il s’évanouit soudainement. Je compris que l’éclair que j’avais aperçu était un trait et me retournant, je vis Waha satisfaite d’avoir terrassé la chose d’un tir d’anthologie »
En début de soirée du 6é jour, la Compagnie retrouva le Hobbit et ce qu’il restait de sa suite. Ce n’était que quelques pauvre hères, pauvrement armés et déjà éprouvés par des attaques de Gobelins. D’ailleurs, la Compagnie n’avait-elle pas identifié la menace : une horde de Gobelins s’apprêtait à finir le travail. Il allait falloir se battre !
La bataille qui s’en suivi fut terrible : on a retrouvé dans les archives elfiques, une partie de la Geste de Uthred écrite par les elfes. Il semble que ses camarades impressionnés par tant de talent, de courage et d’audace, lui écrivirent une ode dont je vous livre ici les premières strophes…
Ô muse prête-moi ta lyre
Afin qu'en vers je puisse dire
L'un des combats les plus fameux
Qui se déroula sous les cieux.
De profundis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
Dans un fortin de forte taille
600 gobelins livraient bataille
A une Compagnie de champions
A la recherche d’un petit con
De profundis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
Et le combat fut titanesque,
Tous les gobelins périrent ou presque
A l’exception des plus trapus
Qui s’échappèrent tout fourbus…
De profundis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
Uthred dirigea la bataille
Frappant d’estoc et puis de taille
Donnant du cœur à ses amis
Et massacrant les ennemis
De profondis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
Le choc fut épouvantable
On croyait que c'était le diable
Les femm's enceintes en accouchant
Poussaient kobolds au lieu d'enfants.
De profundis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
Le commandant d'une escouade
Voyant périr ses camarades
Cria : Gobelins ! nous sommes foutus
Nous avons Uth-red au cul
De profundis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
Pour reprendre l'avantage
Les Gob’lin luttaient avec rage
Mais leurs efforts furent superflus
Uth-red garda le dessus.
De profundis Goblinibus
tra la la la la, la la la la, la la la la
tra la la la la, la la la la, la la la la
La Geste n’est malheureusement pas complète mais l’issue de la bataille est connue : La Compagnie l’emporta ! Nous savons par les mémoires d’Uthred, que Waha fut grièvement blessée lors de l’affrontement mais sauvée par quelque potion elfe.
Mais au moment de remettre la main sur le Hobbit, le bougre s’était encore évaporé dans la nature…
Toutefois, pour être tout à fait complet, précisons que la légende prétend que la Compagnie avait en son sein un être étrange et violent, mi-homme mi-ours tant dans son apparence que dans son odeur. Mais les chroniqueurs ne sont pas d’accords sur l’existence de cet être… Réalité ou mythe de la Terre du Milieu, ce personnage eut-il vraiment le bonheur de vivre quelques temps aux coté de Uthred. Uthred semble évoquer son nom lors de différentes batailles mais il n’est pas sûr qu’il parle à chaque fois du même personnage.
Glorfindel le Barde