Anneau Unique, Journal de la Compagnie « Gardiens de Mirkwood »
Par Kynan
, le 29 février 2020 · 105 réponses · 364 848 vues
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pfff... Un feu d’artifice d’anthologie et tout ce qu’ils retiennent, c’est une bagarre. ´spèce de rustres. Il faudrait que je fasse quoi pour les impressionner, prendre la place de Saroumane ?
Alors, qu'un vieux avec une pipe et un chapeau revendique la paternité du feu d'artifice (même pas de dragons, aucunes références aux Gardiens de Mirkwood) c'est facile ...
Moi on m'a dit que c'est Gandalf qui l'a fait. Et Gandalf, c'est connu, c'est un type qui fait 120 kg , 2m12, avec les cheveux électriques et des yeux qui crachent des flammes.
Un autre point de vue, peut etre tout aussi partial.
La journée avait tellement bien commencé.
D’abord il y avait eut les cors, qui avaient sonnés dès tot le matin le début des festivités de la ville. Le petit Kevinos avait attendu ce moment toute la semaine, au moins, tannant son oncle et tante pour qu’ils y emmènent.
Cela serait sa première vrai fete depuis le Dragon et la mort de son papa, sa maman et de ces deux sœurs, écrasés par le cloché lorsque le gros méchant dragon avait attaqué la ville de Dale. Il avait vécut depuis chez son tonton, qui l’avait recueillit.
Juché sur les épaules de son tonton, Kevinos guidait le bonhomme en lui tirant les oreilles, ce qui faisait rire celui-ci. Ils allaient d’étales en étales découvrant les merveilles que les marchands avaient ramenés de lointain pays, émerveillé par les jongleurs, les dresseurs de chiens savants et meme tout ces gens qui venaient de partout pour la fete.
Kevinos dévorait une pomme au sucre, en dirigeant son oncle vers l’esplanade ou se déroulait les championnats du monde !! L’oncle et la tante avait dans les mains deux gros bock de bière naine, et ils étaient de bonne humeur, riant avec Kevinos comme jamais ils ne l’avaient auparavant !!
Alors que le groupe cherchait une place pour voir les Elfes tirer à l’arc (Kevinos se disait que quand il sera plus grand, il sera un elfe, et il tuera les dragons), un géant se plaça à son coté, aussi grand que lui sur les épaules de son tonton.
Le géant fumait une grosse tige qui faisait plein de fumée qui piquait, et machouillait un biscuit dégoulinant de miel. Alors que Kevinos, dévisageait le géant, celui se retournait et lui dit
« yo fils !! C’est notre chef qui va tirer là !! Il est super baleize pour tirer à l’arc, quand il se sort les doigts du derche ! »
Et le géant lui fit un clin d’œil et il lui donna un reste de biscuit dégoulinant de miel et sentant la sueur. Le molosse qui l’accompagnait finissait de se soulager sur une botte.
« T’es con Pipou. Prend exemple sur Link, merde »
commenta le géant, alors que le propriétaire de la botte hésitait entre une colère légitime et une peur certaine. La peur gagnat, visiblement, car l’homme se contenta de bredouiller un inintelligible
« C’est rien, sa arrive ».
Lorsque que Kevinos raconta son aventure du géant qui fumait et qui parlait bizarre, son oncle lui dit que c’était un homme ours du pays de Beorn, un des héros qui gagnat la guerre contre les vilains orcs, et qu’il était aussi surement gentil, car sinon le bon roi Bard ne les auraient pas autorisé à circuler en ville. Sa tante lui dit également qu’il avait eut raison d’etre gentil avec les animaux. Kevinos n’était pas sur qu’elle parlait du molosse.
Le reste de la journée fut à l’identique.
Kevinos voyait avec ravissement de grands et puissants guerriers s’affronter, de belles dames monter à cheval, ou se battre avec férocité et meme des petites personnes fort barbues et criant beaucoup de gros mots, qui ne lachaient jamais rien.
Kevinos et sa famille était également présents lorsque l’homme ours qui sentait la sueur et le miel devint le champion de l’univers en terrassant un marchand avec une grande épée qui passait dans le coin. Son tonton pestait car il avait perdu 10 sous en pariant sur le marchand.
« Le Beornide à triché, visiblement !! Uthred lui était visiblement supérieur en classe et en technique. Il manqué de souffle et de chance, c’est tout. Il aurait du gagner. C’est contre la poulette elfe qu’il aurait du combattre. Il n’en aurait fait qu’une bouchée !!! »
Allait de son commentaire sportif avisé l’oncle, en se rendant vers l’esplanade centrale ou l’on allait remettre les prix et tirer un feu d’artifice extraordinaire.
Kevinos n’avait jamais vu de feu d’artifice. Son oncle lui disait que c’était un truc de magicien car c’était de la magie spectaculaire !!
Lorsque le ciel s’emplit de couleurs, d’explosions et de tonnerres, dessinant dans le ciel des betes formidables, les yeux de Kevinos s’emplirent de larmes de joie !! Fini de devenir un elfe, il serait feux d’artificeur !!!
C’était il y a 12 heures, c’était avant que les serpents sortent de la boite du marchand et attaquent les gens. C’était avant que son tonton le lache après avoir été mordu à la cuisse et s’écroule en bavant. C’était avant que les gens terrorisés courent dans tout les sens et piétinent à mort tata.
C’était avant qu’il trouve refuge dans un caniveau, pleurant toutes les larmes de son corps.
C’était avant que la nuit tombe.
C’était avant que le vilain petit serpent rouge et noir lui plante ces crochets dans le bras.
C’était avant que ce très gros serpent commence à s’enrouler autour de ces jambes déjà engourdies par le poison. …
Et alors que les yeux plein de larmes de Kevinos peinaient à rester ouvert, terrassé par la fatigue et le poison, des ombres obscurcirent le soleil flamboyant qui se levait.
Une fléche se planta dans la tete du gros serpent qui relacha son etreinte.
5 cavaliers se découpaient dans la lumière, chevauchant des montures à la crinière d’argent et d’or. Il y avait deux elfes formidables, en armures brillantes et à la chevelure ondulante, il y avait une princesse, avec un arc grand comme un arbre. Il y avait un noble seigneur au port altier avec une grande épée de chevalier et il y avait l’homme ours geant avec une lance grande comme le cloché de l’église du quartier.
A leur pied, un molosse large comme un cheval et un loup féroce haut comme un poney.
La princesse sauta de sa monture avec grace et souplesse, et s’accroupit près de lui. Elle sentait bon le pin et le miel. Après qu’elle eut posé sa main sur le front de Kevinos, elle tournat la tete vers les cavaliers et secoua la tete tristement.
Le geant avanca sa monture tout près de lui et d’une voix assourdissante comme le tonnerre.
« Fils, repose en paix maintenant. Les Gardiens de Mirkwood te promettent que l’étron qui a fait ça sera trouvé, jugé, et découpé en petites lanières fines. … Dès qu’on aura botté le cul de l’armée de fils de putes qui arrivent … »
Alors que la vie quittait Kevinos le malchanceux, les Gardiens de Mirkwood chevauchaient vers le sud, allant défaire les milliers d’Easterling qui marchaient sur Dale.
Celui-là, indépendamment du premier, et à l’encontre des règles établies, se voit attribuer un XP supplémentaire.
Mais maintenant je vais avoir des attentes de qualité comme celle-ci !
Petite bafouille rapide car peu de choses sont arrivées en réalité...
Exultation.
Finalement, les défenseurs ne s’en étaient pas si mal tirés. Deux blessés graves parmi les villageois, mordus sauvagement par les warg qui avaient réussit à déborder Doronveriel par le coté, alors que celui-ci mitraillait les assaillants. Bien vite, Azumi avait jeté son arc pour en découdre à l’épée, comme elle aimait tant le faire.
C’était le premier test … le plus facile, et le plus trompeur. L’ennemi éprouve juste votre défense, uniquement. L’assaut avait été repoussé facilement, mais déjà la herse avait été mise à contribution, malgré Uthred et Odo qui tenaient le terrain, avec une certaine aisance.
L’ennemi avait un visage, celui des orcs et leur séides warg et troll des collines. On pouvait le tuer. Les défenseurs exultaient donc, heureux d’avoir survécut un jour de plus, heureux d’avoir put mettre en pratique l’entrainement rapide que Doronveriel leur donna, heureux de ne pas avoir déçut Odo, heureux que les défenses rapidement misent en place aient permit ce résultat.
Angoisse.
Cela arrivera pendant la matinée. Avec son lot d’interrogations. Que feront ils ensuite, comment vont-ils attaquer, la herse va-t-elle tenir suffisamment longtemps, et surtout, la question que personne ne voulait poser : quand viendrait les Trolls ?
Odo ChanteForet roulait une cigarette moitié herbes chelous ramassées dans les talus, moitié miel d’accacia. Il était adossé à un mur de la poterne, son épieu au coté, et Pipou qui cherchait avec conviction à enterrer le monceau d’os issus des carcasses de Warg.
Uthred était assis sur un tonneau vide de l’autre coté de la poterne, et affutait encore une fois sa batarde en silence. L’heure n’était pas aux quolibets, et les deux compères le savaient bien.
Espoir.
C’est ci qu’il y aura certainement s’ils réussissent à tenir l’assaut de la prochaine nuit. L’espoir de se dire que tout est permit. L’espoir de ce dire, qu’une fois encore Les gardiens de Mirkwood passeraient la nuit.
Azumi descend de sa tour, énervé comme un Elfe sauvage peut l’etre parfois. Elle jettera son arc à terre de colère.
« Arme d’elfe cette saloperie, la prochaine fois je me bat qu’à l’épée. Merde. Je vais chercher cette fainiasse de Waha, pour qu’elle me remplace sur la tour. Elle sait tirer à l’arc, elle »
Diatribe destiné à personne en particulier. Caprice de star. Espoir.
Désespoir.
Qui viendra surement, avec l’arrivée des Trolls. Grand comme la poterne. La herse ne suffira pas, certainement…. Il faudra les affronter à pieds, sur le pont, entourés par ces infectes orcs. Lances et lames essayant de percer leur cuir épais comme celui d’un oliphant, bouclier et os se brisant sous les coups de leurs massues.
Si la herse tombe, le combat se fera dans les rues du village, maisons par maisons, carnage annoncé vu le degré de préparation des villageois. Au moins, les femmes et les plus jeunes enfants avaient été jetés sur les routes pour les mettre à l’abri. … Un temps.
Et l’armée du Roi Bard qui tardera à arriver. Le pont prit par l’ennemi, rien ne les empechera de se répandre dans la campagne environnante et de semer la mort et la désolation.
Et si les Gardiens de Mirkwood échouaient ? Que ce scénario arrivait à cause de leur faiblesse ?
Sérénité.
L’acceptation de ce qui arrive. Les camarades d’armes survivant luttant dos à dos, comme des freres. Gardiens, villageois, tous luttant par automatisme pour prolonger leur vie, pour défendre celui qui est à son coté.
Si la mort frappe, on ne prend pas la peine de pleurer, on y était préparé les jours d’avant.
Il n’y a plus de rage, il n’y a plus de peine, il n’y a plus que la résistance calme qui pousse les corps à se battre pour atteindre la prochaine aube … et se battre de nouveau, car c’est tous ce qu’il restera. La retraite comme la fuite sera impossible, trop tard, encerclés de toutes parts. Se battre jusqu’à …
La Mort.
Doronveriel sortait de sa courte méditation en secouant la tete, pour chasser ces pensées lugubres.
Exultation, Angoisse, Espoir, Désespoir, Sérénité et Mort étaient, selon les manuels de guerre Elfique, les phases successives par laquelle les défenseurs passaient lors d’un siège.
Remettant la corde sur son arc, Doronveriel regardait en contrebas ces camarades s’engueuler une nouvelle fois pour un sujet certainement aussi futile que mesquin.
Doronveriel sourit malgré lui : Les manuels de guerre Elfique !! Probablement aucun de ces camarades n’en n’avaient lu un !!
Et tant mieux, car aucuns manuel de guerre ne pouvaient imaginer qu’un jour, il y aurait en Terre du Milieu une compagnie de Héros comme les Gardiens de Mirkwood …
Petite bafouille rapide car peu de choses sont arrivées en réalité...
Exultation.
Finalement, les défenseurs ne s’en étaient pas si mal tirés. Deux blessés graves parmi les villageois, mordus sauvagement par les warg qui avaient réussit à déborder Doronveriel par le coté, alors que celui-ci mitraillait les assaillants. Bien vite, Azumi avait jeté son arc pour en découdre à l’épée, comme elle aimait tant le faire.
C’était le premier test … le plus facile, et le plus trompeur. L’ennemi éprouve juste votre défense, uniquement. L’assaut avait été repoussé facilement, mais déjà la herse avait été mise à contribution, malgré Uthred et Odo qui tenaient le terrain, avec une certaine aisance.
L’ennemi avait un visage, celui des orcs et leur séides warg et troll des collines. On pouvait le tuer. Les défenseurs exultaient donc, heureux d’avoir survécut un jour de plus, heureux d’avoir put mettre en pratique l’entrainement rapide que Doronveriel leur donna, heureux de ne pas avoir déçut Odo, heureux que les défenses rapidement misent en place aient permit ce résultat.
Angoisse.
Cela arrivera pendant la matinée. Avec son lot d’interrogations. Que feront ils ensuite, comment vont-ils attaquer, la herse va-t-elle tenir suffisamment longtemps, et surtout, la question que personne ne voulait poser : quand viendrait les Trolls ?
Odo ChanteForet roulait une cigarette moitié herbes chelous ramassées dans les talus, moitié miel d’accacia. Il était adossé à un mur de la poterne, son épieu au coté, et Pipou qui cherchait avec conviction à enterrer le monceau d’os issus des carcasses de Warg.
Uthred était assis sur un tonneau vide de l’autre coté de la poterne, et affutait encore une fois sa batarde en silence. L’heure n’était pas aux quolibets, et les deux compères le savaient bien.
Espoir.
C’est ci qu’il y aura certainement s’ils réussissent à tenir l’assaut de la prochaine nuit. L’espoir de se dire que tout est permit. L’espoir de ce dire, qu’une fois encore Les gardiens de Mirkwood passeraient la nuit.
Azumi descend de sa tour, énervé comme un Elfe sauvage peut l’etre parfois. Elle jettera son arc à terre de colère.
« Arme d’elfe cette saloperie, la prochaine fois je me bat qu’à l’épée. Merde. Je vais chercher cette fainiasse de Waha, pour qu’elle me remplace sur la tour. Elle sait tirer à l’arc, elle »
Diatribe destiné à personne en particulier. Caprice de star. Espoir.
Désespoir.
Qui viendra surement, avec l’arrivée des Trolls. Grand comme la poterne. La herse ne suffira pas, certainement…. Il faudra les affronter à pieds, sur le pont, entourés par ces infectes orcs. Lances et lames essayant de percer leur cuir épais comme celui d’un oliphant, bouclier et os se brisant sous les coups de leurs massues.
Si la herse tombe, le combat se fera dans les rues du village, maisons par maisons, carnage annoncé vu le degré de préparation des villageois. Au moins, les femmes et les plus jeunes enfants avaient été jetés sur les routes pour les mettre à l’abri. … Un temps.
Et l’armée du Roi Bard qui tardera à arriver. Le pont prit par l’ennemi, rien ne les empechera de se répandre dans la campagne environnante et de semer la mort et la désolation.
Et si les Gardiens de Mirkwood échouaient ? Que ce scénario arrivait à cause de leur faiblesse ?
Sérénité.
L’acceptation de ce qui arrive. Les camarades d’armes survivant luttant dos à dos, comme des freres. Gardiens, villageois, tous luttant par automatisme pour prolonger leur vie, pour défendre celui qui est à son coté.
Si la mort frappe, on ne prend pas la peine de pleurer, on y était préparé les jours d’avant.
Il n’y a plus de rage, il n’y a plus de peine, il n’y a plus que la résistance calme qui pousse les corps à se battre pour atteindre la prochaine aube … et se battre de nouveau, car c’est tous ce qu’il restera. La retraite comme la fuite sera impossible, trop tard, encerclés de toutes parts. Se battre jusqu’à …
La Mort.
Doronveriel sortait de sa courte méditation en secouant la tete, pour chasser ces pensées lugubres.
Exultation, Angoisse, Espoir, Désespoir, Sérénité et Mort étaient, selon les manuels de guerre Elfique, les phases successives par laquelle les défenseurs passaient lors d’un siège.
Remettant la corde sur son arc, Doronveriel regardait en contrebas ces camarades s’engueuler une nouvelle fois pour un sujet certainement aussi futile que mesquin.
Doronveriel sourit malgré lui : Les manuels de guerre Elfique !! Probablement aucun de ces camarades n’en n’avaient lu un !!
Et tant mieux, car aucuns manuel de guerre ne pouvaient imaginer qu’un jour, il y aurait en Terre du Milieu une compagnie de Héros comme les Gardiens de Mirkwood …
Ca me fait penser à la forteresse de Dross Delnoch sauf qu'il me semblait que Dross Delnoch avait 7 murs !!!
Druss Druss Druss, le nom de la légende s'élevait des murs de la forteresse...
Quand je pense à l'absence terrible, écrasante, culpabilisante, même, des derniers exploits de la Compagnie ! Ce voyage terrible, écrasant, culpabilisant même, cette découverte terrible, écrasante, culpabilisante, même dans cette tour perdue au Nord, ces comportement lâches, veules et mesquins que nul ne contera jamais et qui seront perdus pour l'éternité...
Ah, le Désespoir me hante.
Et Raenar, alors, le Tueur de Rois, Fléau du Nord, Pulvérisateur de trous à nains, Dévastateur des landes gelées, Suprême Souverain des Grands Vers du Froid ? N'aviez-vous pas une promesse à son égard ? Aura-t-il finalement vaincu le Roi Pendu ?
Teaser ...la vraie aventure arrive ensuite (mais c'est...long à faire quand on a pas de sens artistique pour de vrai)...
L’assemblée de jeunes Elfes était assise en cercle autour de leur professeur. C’était un jour de classe particulier, car aujourd’hui était la fete de Vertbois le Grand, et donc le cour se faisait dehors. Meme si la foret avait maintenant un autre nom, les Elfes se rappelaient bien évidement le temps ou la totalité de la foret était leur, le temps ou le Nécromancien n’avait pas construit Dol Guldur l’infame.
La classe c’était installé dans une clairière inondée de soleil, mais rafraichie par un doux vent printanier et la froideur du ru qui la traversait. Un petit pont de bois avait d’ailleurs était batit dessus, plus pour la décoration, il faut l’admettre, ainsi qu’un kiosque aéré, équipé d’une légère balancelle.
Au centre du cercle, donc, l’Elfe Nimrodel, car c’était elle, faisait la classe. Pour tenir au thème, elle avait choisit de raconter aux enfants des histoires plus modernes sur leur foret. Ainsi, elle leur parla une fois encore des Gardiens de Mirkwood. …
Ce n était pas effectivement la première fois que la professeur parlait de ce groupe d’aventurier, protecteur de la foret, et par extension, du Monde. Et pour cause, elle était elle-meme membre du groupe à sa création, voir meme, selon elle, en était le créateur.
Des raisons personnelles lui avait fait quitter ces compagnons, et elle en gardait une petite pointe de regret, parfois.
Mais c’est ainsi qu’elle les mentionnait lors de ces classes, partageant ce qui se disait sur les exploits de ces anciens camarades … enfin, ce qui était acceptable d’etre entendu par de jeunes oreilles, car beaucoup de ce qui se disait sur les Gardiens de Mirkwood n’était pas destiné à un jeune publique.
« Parle nous de Doronveriel et comment il a tué le Loup Garou !! » demanda l’un des enfants.
« c’est pas lui, d’abord !! C’est Azumi la guerrière qui l’a tué !! » le reprit une jeune elfe d’a peine 12 ans.
« Moi je veux l’histoire de comment Uthred il sauvé Dame Eromë des orcs en leur lançant des cailloux » Ajouta un troisième.
Un des plus petit leva la main
« moi, je voudrai entendre des histoires de la gentille archère Waha et de son chien Link, madame » dit il d’une petite voix.
Nimrodel sourit devant l’enthousiasme de ces pupilles. Il est vrai que ces histoires qui sortaient de l’ordinaire étaient prisées par les jeunes Elfes.
Nimrodel leva les mains pour calmer le début de débat qui commençait.
« Non, non, du calme. Aujourd’hui, je vais vous raconter comment les gardiens de Mirkwood ont sauvé le Royaume d’Erebor en utilisant à son insu un puissant Ver contre les forces de l’Ombre !!! »
Le silence se fut instantanément, et c’est une douzaine de regards avides qui entouraient la professeur … et celui, plus curieux, d’un Prince Elfe, installé sur la balancelle.
Passant par la clairière, le Prince Legolas Vertefeuille c’était arrêté brièvement à la mention des Gardiens de Mirkwood, puis c’était installé dans le kiosque lorsque Nimrodel avait annoncé son histoire.
La professeur salua de la tete le Prince Legolas, et celui-ci, silencieusement pour ne pas se faire connaitre de la jeune assistance, répondit de la meme façon. De la main, il invita Nimrodel à continuer.
Nimrodel se racla brièvement la gorge.
« La Geste qui suit à été écrite et raconté pour la première fois par Odo Chanteforet, le Barde du peuple de Beorn, et compagnon de Doronveriel. »
Nimrodel allait ajouter qu’elle avait été la mentor d’Odo au début de la Compagnie, mais quand elle lut les premières lignes, elle se dit que non. Il valait mieux garder cela sous silence pour rester un tant soit peu crédible …La reconnaissance d’Odo comme un artiste et poète faisait encore débat parmi la communauté des Sages, comme faisait débat également son appartenance définitive à l’espèce humaine …
[edit : voici la première partie de la geste (je m'excuse déjà auprès des vrais poètes et écrivains. C'est la première fois que je fais l'exercice, et surement la dernière)]
« Voici contée la véritable histoire
Du puissant Ragnar, Roi dragon du Nord,
Que l’Ombre, d’asservir, se faisait fort
Plongeant les pays dans le désespoir. »
*
« C’est sur les berges du Celeduin que
Par une bataille commença le drame
Gardiens sur un pont, brillaient comme une flamme
Eclairant une armée de milliers d’orcs »
« Trois jours et trois nuits, pour attendre le Roi
Que nul ennemi, la rivière, passat
La lame et la fléche le Troll, terrassat
Rien ne fait tomber le Gardien qui croit »
« Uthred, Waha, Doronveriel sont là,
Nul ennemi, jamais ne passera !!
Odo, Azumi, dos à dos combattent,
Courage et vaillance, les histoires relatent »
« Mille fois percés mais toujours relevés
Ne lachant rien, c’est ça d’etre un Gardien,
Des ilots de fureur dans le matin,
La charge du Roi Bard ensemble, embrassée »
**
« Fi du repos, Erebor attendait,
Félon marchand venu les visiter
D’une vieille tour, les secrets s’emparer
Les fiers Nains, l’hospitalité trompait »
« Gardiens vers le Nord maintenant allaient,
Enqueter sur les traces d’une tour
Vers laquelle une troupe singulière marchait
Avec une lourde chaine comme seul atour »
« Echappés de Celeduin, menés par l’Ombre,
Orcs feroces courraient dans les ténèbres,
Pour couvrir la Tour d’un chant funèbre,
Et les villes des Hommes, en vastes décombres »
**
« Après une course au milieu de rien,
Tel une oasis se dressait un arbre,
Noir, noueux, sec mais droit comme un sabre
Etrange rencontre attendait les gardiens »
« L’arbre était en réalité une Ent,
Ayant connu les débuts de la Vie,
Mais devenu folle par autant d’oubli,
Et plus effarouché qu’une midinette »
« Bien encouragé par Doronveriel,
C’est un avertissement qu’elle sonne,
Dans la vallée, avant le plateau, donne
Sur Trolls dormant, prêt à cracher leur fiel »
**
« Courageux et téméraires, les gardiens,
La vallée furtivement traversée,
Mais non sans un Troll avoir réveillé
Discrétion et Odo s’entendent pas bien »
« Epique combat !! Sang, tripes et éclats
Odo et Azumi piquaient, taillaient,
Le monstre à la peau épaisse s’en moquait,
Mais d’une flèche fut pourfendu, par Waha »
« Course éperdue hors de la triste vallée,
Blessés et épuisés vers le plateau
Les Gardiens féroces, menés par Odo,
Pour échapper à l’host Troll réveillé »
Nimrodel fit une pause dans le récit, regardant son jeune auditoire. Les jeunes elfes étaient tous verrouillés par le récit. Certains se serraient les uns aux autres, terrifiés par l’aventure conté, d’autres versaient de rapides larmes d’émotions. Une jeune elfe c’était glissée dans le giron du Prince Legolas, qui, pendant le récit, avait rejoint le groupe d’enfants.
Nimrodel se racla légèrement la gorge et se repencha sur la geste
Non mais t'es sérieux Baaleinus ?
T'as pas le droit de t’arrêter comme ça !!!!
Je veux connaitre l'histoire 😁 😁 😁 😁
(oups, il me semble que j'y étais pourtant)
J'allais tranquille, écailles brillantes d'or
Quand du si lointain Sud, survint alors,
Me faisant abandonner ce roi mort
Et déjà mâché, si doux appel d'or.
Car Je suis en vérité le Fléau
Celui qui ravage les contrées ci-haut !
Entre ma proie et moi, nul ne prévaut.
Raenar est mon nom : sachez-le, féaux.
Tueur Je suis, et tous devant moi ploient.
Tueur de rois, tueur de héros, vois !
Tueur d'hommes et d'orcs, d'elfes et nains, ma foi.
Je tue en respirant, mon souffle est Loi.